Artiste

Démarche créatrice

Artiste autochtone avec une pratiques de plus de 25 ans, Sonia Robertson vit et travaille à Mashteuiatsh, communauté Ilnue au bord du Lac-St-Jean.

Le sang de la terre, Centre d’exposition de Val-d’Or, 2014. © Sonia Robertson

Conférence, La guilde – Umiku nekaui-assi / Le sang de la Terre-Mère

Après la musique, la photographie fut son premier moyen d’expression.  Chez les autochtones, on interdit la prise d’images durant les cérémonies, car on affirme que la photographie vole l’âme du sujet. C’est ainsi qu’elle utilise l’image. Ses œuvres deviennent la trace matérielle l’expérience spirituelle vécue avec les sujets, avec l’esprit des lieux. Le désir d’utiliser l’espace, de créer des lieux sacrés, de reconstituer des ambiances, l’a menée vers l’installation. Ensuite, le besoin d’épurer, d’aller à l’essentielle et de se rapprocher des gens, l’ont amené à considérer le corps comme matériau, porteur de sens, et ainsi aller également vers la performance/danse et l’esthétique relationnel, en plus de poursuivre l’installation in-situ.

Souvent, ses œuvres n’existent que pour et par les lieux pour lesquels elles sont crées. Elles sont un moment, un instant de présent, parfois marquées par la répétition du geste, lui-même inspiré des femmes artisanes de ma communauté. Empreintes de légèreté et de mouvement, elles deviennent communions/tensions entre; ombres et lumière, le corps et l’esprit, la matière et l’au-delà. Parfois politiques, curatives et/ou participatives, Robertson tente de mener à travers elles une réflexion sur le respect de toutes formes de vie.  Les questionnements portent sur les polarités, le changement de perception, les limites de l’espace (lieu), les matériaux (comme immatériaux) et la place des Premières Nations en ce monde. Sa démarche est nourrit par la recherche de l’Unité, la gratitude, l’imaginaire, les savoirs traditionnels et l’histoire comme Première Nations. Mais avant tout l’art est pour elle un moyen d’expression, de guérison et de relation à l’imaginaire au monde des esprits. Cet imaginaire tout comme celui de ses ancêtres ilnus est nourri par ses rêves et ses expériences.

L’installation, l’art action, la danse, l’écriture, le conte, l’exploration sonore et de l’image, sont ses champs d’exploration dans l’art.

Vidéo d'art

Vidéo d’art en Hommage à Joyce Echaquan.